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To be HTML or (not) to be Flash ?

2 décembre 2008 | par Christian Porri

La ques­tion est vaste et dépends de vos objec­tifs édito­ri­aux mais à votre stade, je dirais les deux et je vais expli­quer pourquoi. Le design de sites web requiert aujourd’hui des com­pé­tences qui englobent et dépassent celles du design graphique. Il n’est plus ques­tion de savoir seule­ment com­ment présen­ter des infor­ma­tions sur un espace donné. Com­ment elles se présen­tent, certes, mais en fonc­tion de com­ment on les obtient et com­ment on inter­agit avec. Donc, et surtout, com­ment s’articulent ces manip­u­la­tions. Le design inter­ac­tif est un design de manipulation.

poissonrouge

À ce compte, il faut savoir que ce design d’interface à manip­uler va agir psy­chologique­ment sur son util­isa­teur, induire son util­i­sa­tion et au-delà peut-être plus (une cul­ture, une philoso­phie, etc.). Il vous est donc néces­saire d’acquérir une cul­ture artis­tique et graphique, autant qu’interactive et pourquoi pas vidéo-ludique. Il vous faut maîtriser les con­cepts de base de l’interactivité telle qu’on la con­nait aujourd’hui à l’écran.

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Bilan : rendu du 17 décembre 2007

26 décembre 2007 | par Christian Porri

Bravo aux étudi­ants pour l’organisation du rendu qui s’est déroulé comme con­venu en salle 202. La journée (longue) a per­mis de démon­trer que la nature indéfinie de la resti­tu­tion du pro­jet n’en était pas pour autant informelle. Les accrochages étaient de qual­ité et ont été eux-même sujet d’un tra­vail plas­tique.
Le sujet était ambitieux dans la mesure où sa réponse était à définir au fur et à mesure de l’avancement dans le pro­jet. Cha­cun devait donc, à la manière d’un pro­jet per­son­nel, le diriger à sa façon. Cer­tains ont eu plus de facil­ités que d’autres à le faire, par­venant à maîtriser leur pro­pos mal­gré un avance­ment à tâtons. D’autres ont eu plus de dif­fi­cultés à tirer un pro­pos clair et une direc­tion du sup­port image qu’ils avaient choisi.
Aussi la par­tic­i­pa­tion, certes per­fectible, du groupe à la présen­ta­tion du rendu de cha­cun per­me­t­tra, je l’espère, à ceux ayant eu des dif­fi­cultés, de mieux cerner les champs d’ouvertures pos­si­ble à leur réponse.

Préparation du renduPréparation du renduPréparation du rendu

Pour l’ensemble, l’obligation de com­poser du texte et d’organiser des éléments pic­turaux a for­cé­ment per­mis de tra­vailler graphique­ment. On mesure là l’influence du sup­port papier qui con­tinu de dicter la com­po­si­tion. Ce qui reste nor­mal en 2e année et je dirais même que de ce point de vue graphique, il y avait beau­coup de qual­ité.
D’une façon générale, il est clair que la prob­lé­ma­tique d’une com­po­si­tion graphique har­monieuse par un usage hiérar­chisé de la typogra­phie est inté­grée. Reste désor­mais à porter cette cul­ture du visuel « fixe » sur un écran, avec des notions de médias mul­ti­ples (image, son, mou­ve­ment) et d’interactivité : de design de la manip­u­la­tion de ces médias. Ce que cer­tains pro­jets ont très juste­ment ques­tionné. Il en ressort donc qu’il faut enrichir les con­nais­sances du mul­ti­mé­dia, en terme d’histoire, de con­cepts, etc. L’école fait ce qu’elle peut de son côté, il faut pour­suivre les efforts indi­vidu­elle­ment. Les livres con­cer­nant le domaine ne man­quent pas, ceux qui sont per­ti­nents ne sont pas for­cé­ment acces­si­bles et sou­vent en anglais (Peut-être y remédierez-vous plus tard). Le web est donc le vecteur de cul­ture de l’objet inter­ac­tif le plus acces­si­ble. Par chance il est un des plus riches, en tant que source et en tant qu’objet en soi.
En effet, pop­u­lar­isé depuis plus de dix ans, le web est devenu un véri­ta­ble ter­rain de design d’interfaces pour explorer les pos­si­bil­ités d’interactions avec des médias. Le logi­ciel Flash, notam­ment, a rendu plus acces­si­ble cette pra­tique que les autres sup­ports type jeux, logi­ciels ou sys­tèmes d’exploitations.

Ce sujet était une entrée en matière, un peu ardue, de ce qu’est fon­da­men­tale­ment le design mul­ti­mé­dia : du design d’information. Ce design réside en un objet inter­ac­tif con­sti­tué d’un con­tenu (pas néces­saire­ment vis­i­ble simul­tané­ment) et d’une inter­face (qui sert à manip­uler, afficher, etc. ce con­tenu). La ques­tion cen­trale de tout tra­vail de com­mu­ni­ca­tion reste le même : faire passer son mes­sage et tra­vailler le design que revêt sa forme. Il est donc tou­jours impor­tant de bien définir ce que l’on veut dire ou mon­trer et de tra­vailler chaque détail pour servir ce pro­pos ; tant les aspects visuels que les aspects scéno­graphiques ou fonc­tion­nels. Cer­tains ont donc bien exploré la manip­u­la­tion des éléments à l’écran sur leur pro­jet ou ont réfléchi à la nature con­ceptuelle de leur inter­face en rela­tion avec cer­tains con­cepts actuels du Web, félicitations.

J’espère donc que cette intro­duc­tion aux prob­lé­ma­tiques de design inter­ac­tif vous amèn­era à porter cette réflex­ion sur l’ensemble de vos pro­jets, du point de vue de leur com­mu­ni­ca­tion et/ou, mieux, de vous voir directe­ment pousser cette explo­ration en 3e année graphisme et multimédia.

Ci-dessous, un aperçu de cer­tains pro­jets présen­tés, par ordre d’apparition : Chris­telle Sajas (1 et 2) ; Adrien Petrucci (3 et 4) ; Laure Strom­boni (5, 6 et 7) ; Con­stance Laisne (8 à 14) ; Olivier Cortès (15, 16 et 17) ; Char­lène Bois­tault (18 et 19) ; Gas­pard Graulich (20) ; Fleur Lecoester (21) ; Emmanuelle Goutal (22) ; Mar­ion Frébourg (23 et 24) ; Claire Bau­d­ri­mont (25 et 26) ; Louise-Clémence Gre­nier (27 et 28) ; Geof­froy Gillant ( 29 et 30).

Christel SajasChristel SajasAdrien Petrucci 
Adrien PetrucciLaure StromboniLaure Stromboni
Laure StromboniConstance Laisne / Jeff WallConstance Laisne
Constance LaisneConstance LaisneConstance Laisne
Constance LaisneConstance LaisneOlivier Cortes
Olivier CortesOlivier CortesCharlène Boistault
Charlène BoistaultGaspard GraulichFleur Lecoester
Emmanuelle GoutalMarion FrebourgMarion Frebourg
Claire BaudrimontClaire BaudrimontLouise-Clémence Grenier
Louise-Clémence GrenierGoeffroy GillantGoeffroy Gillant

Merci aux étudi­ants (présen­tés ici ainsi qu’aux autres — dont les pro­jets n’en étaient pas moins intéres­sants), leur nom appa­raît en légende d’image au sur­vol de la souris.


Télécharger, imprimer, conserver, consulter

7 novembre 2007 | par Christian Porri

Une nou­velle page « Cours » a fait son appari­tion dans les onglets ci-dessus. Vous pou­vez d’ores et déjà y télécharger le lex­ique que je vous ai promis con­cer­nant les déf­i­ni­tions de base sur le logi­ciel Flash.


oSkope, un moteur de recherche visuel.

18 octobre 2007 | par Christian Porri

oSkope est un moteur per­me­t­tant d’effectuer une recherche sur les con­tenus cul­turels et leur sup­ports, via les bases de don­nées de sites com­mer­ci­aux ou com­mu­nau­taires tels Ama­zon , eBay, Flickr ou YouTube.

Son orig­i­nal­ité est de pro­poser une recherche sous forme visuelle, allant chercher tout ce que ces sites com­por­tent de visuel sur ces con­tenus (pochettes de livre/disque/DVD/jeux, vidéo, pho­tos, etc.). Il pro­pose, via une inter­face en Flash de visu­aliser tout ce con­tenu sous dif­férentes formes, rangé avec détails ou non, en pagaille, liste ou par graphique réor­gan­isant le con­tenu selon des axes de critères…

En fait de recherche, on se sur­prends à nav­iguer et décou­vrir plus qu’on ne cherche mais l’interface révèle un vrai plaisr à l’utilisation qui remet en ques­tion l’activité de la recherche sur inter­net, plus comme activ­ité oisive que productive.

La recherche, l’organisation du con­tenu, et le plaisir à le par­courir s’avère donc plus que jamais comme un enjeu majeur de la pra­tique du multimédia.

PS : je rajoute cette référence à la liste des moteurs de recherche.





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