En écho à mon précédent billet, quelques informations à mettre en relation : le lancement par Barnes & Noble de l’une des plus grosses librairie en ligne d’ebooks, couplée avec une offre matérielle et logicielle multiplateforme.
En écho à mon précédent billet, quelques informations à mettre en relation : le lancement par Barnes & Noble de l’une des plus grosses librairie en ligne d’ebooks, couplée avec une offre matérielle et logicielle multiplateforme.
Dans l’éternel faux débat et faux combat de l’écran contre le papier, certaines réflexions qui ont aboutit a des outils comme CommentPress, réalisé en juillet 2007 par le Institute of the future of the book, ouvre une nouvelle voie à l’exploitation du livre, par le lecteur, et surtout pour les éditeurs. En effet, les éditeurs peinent à porter le circuit traditionnel de diffusion et commercialisation du livre dans le domaine électronique.
Hormis quelques exceptions, les différents projets qu’ils ont essayés se révèlent, à mon avis, peu concluants ; caractérisés d’une part par forme matérielle immature :
Comment ne pas s’interroger et s’émerveiller sur le projet Natal présenté par Microsoft à l’E3 2009 (Electronic Entertainment Expo) à Los Angeles ? Je n’en ai pas parlé plus tôt principalement parce que tout le monde en a parlé tout de suite. J’ai préféré attendre d’en apprendre plus, d’avoir plus de détails.
Si tout le monde a d’ailleurs rapidement relayé cette présentation publique, cela a été étonnement très brièvement, avec un enthousiasme un peu « convenu », il m’a semblé : superlatifs de rigueur, reproduction de dossier de presse, etc. Une « révolution » de plus, en somme. Ce terme a été tellement utilisé par le marketing qu’il a perdu toute sa valeur. Il y a probablement plusieurs raisons à ceci :
Superbe série d’articles sur Électron libre, d’Emmanuel Torregano, intitulé « la fin du web ». La série (toujours en cours : 1 et 2) dresse un portrait des tendances actuelles de notre usage du réseau. L’article ne fait que se baser sur des faits d’actualité mais j’y vois un aspect d’anticipation au caractère plus fataliste et de déclin que d’émancipation salvatrice.
La perception qu’on en a du réseau, du Web, serait sur le déclin dans la dans la mesure où sa réalité technologique s’effacerait. il ne resterait que le lien (Superlink me ?) au service de notre existence totalement digitalisée. La structure matérielle du réseau deviendrait abstraite comme le squelette d’un cyborg finissant par être englobé par les tissus le recouvrant (oui, comme le T1000 de Terminator2, si on veut).
Superlink me se déroule jusque sur Twitter… en compagnie de d+g, bien entendu.
Certains d’entre-vous ont émis le souhait de personnaliser l’apparence de leur blog. J’ai été déjà assez exhaustif sur le sujet au lancement du projet : L’interface d’un blog, en l’occurrence ici de type WordPress, est plus une question d’habillage que de design. Il est possible de lui faire dépasser ce cadre de façade mais cela sous-entend une solide culture technique en PHP / CSS. Sans aller jusque là, j’avais prévu une introduction à certaines modifications de base sur les styles CSS (couleurs, polices, etc.) mais nous n’aurons pas le temps nécessaire dans le planning de fin d’année. De plus je considère cette phase d’habillage comme secondaire dans le concept d’un blog.

Comme je l’ai déjà dit, un blog est avant tout un projet éditorial, Sa raison d’être est surtout sa thématique et l’approche qu’il propose à son lectorat. Tout comme un magazine, penser son apparence, ses styles, etc. avant d’avoir trouvé son contenu et son nom est mettre la charrue avant les bœufs.
Non, vous n’êtes pas les seuls à travailler sur le design de nos futurs outils quotidiens, comme vous avez pu le faire l’espace d’un semestre. Par contre, les projets qui suivent sont le fruit d’un travail de plus longue haleine, plus structurés, référencés et planifiés… Mais bon, je suis d’accord il faut bien commencer un jour.
C’est assez drôle de voir comme certaines visions du futur prêtent à sourire. Un peu comme on rigole aujourd’hui des visions de l’An 2000 conçues dans les années 1960. Mais on a tort de rigoler car inversement si on avait présenté dans les années 1960 l’homme des années 2000 passant le plus clair de son temps à fixer un écran et à tripoter une souris, il y aurait sûrement eu de quoi rigoler aussi. Et pourtant…
Comme je n’ai cessé de vous le répéter : sur ce genre de projet, établir un scénario au sens traditionnel du terme est indispensable. Il sert à rendre cohérent un cadre d’utilisation et donc renforce la plausibilité de votre idée.
Concernant les pré-requis techniques pour la mise en place de votre outil WordPress, il vous faut avant tout un hébergeur avec un espace de stockage (10 Mo peuvent suffire, tant mieux si c’est plus). Cet hébergeur doit pouvoir vous offrir sur son serveur l’usage du langage PHP et la gestion d’une base de donnée MySQL (qu’importe les versions). Je n’ai pas de référence particulière, ce la dépends de si vous préférez un hébergeur français (avec interface en français) ou étranger (avec interface en anglais). Les étrangers sont souvent plus intéressants niveau prix. En france on pensera à l’un des plus gros qui est OVH ; aux États-Unis, Site5 mais il y a une foule de petits hébergeurs gratuits un peu partout. À vous de faire votre recherche rapidement car ensuite, pour que nous puissions avancer efficacement, il vous faut :
Comme nous en avons parlé précédemment, vous aurez un projet, presque plus un exercice technique, visant à vous familiariser avec le concept de site web. Nous avons vu qu’il y avait aujourd’hui communément deux type de sites web que vous pouvez être appelé à définir et/ou à réaliser.
Tout d’abords, il faut savoir que tout site est matériellement constitué de code ou de fichier au format HTML. Le HTML est un langage de base pour le navigateur qui affiche les pages. Bien que le concept de « page » qu’on assimilerait à la page de papier soit totalement dépassé et ne corresponde plus à une désignation correcte, nous continuerons de l’employer, faute de mieux. Parfois on utilisera le terme « écran » afin de définir une étape de navigation. À vous de démêler ces termes, l’important étant que vos scénario de navigation soit clairs.
La question est vaste et dépends de vos objectifs éditoriaux mais à votre stade, je dirais les deux et je vais expliquer pourquoi. Le design de sites web requiert aujourd’hui des compétences qui englobent et dépassent celles du design graphique. Il n’est plus question de savoir seulement comment présenter des informations sur un espace donné. Comment elles se présentent, certes, mais en fonction de comment on les obtient et comment on interagit avec. Donc, et surtout, comment s’articulent ces manipulations. Le design interactif est un design de manipulation.
À ce compte, il faut savoir que ce design d’interface à manipuler va agir psychologiquement sur son utilisateur, induire son utilisation et au-delà peut-être plus (une culture, une philosophie, etc.). Il vous est donc nécessaire d’acquérir une culture artistique et graphique, autant qu’interactive et pourquoi pas vidéo-ludique. Il vous faut maîtriser les concepts de base de l’interactivité telle qu’on la connait aujourd’hui à l’écran.